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Les causes de lexclusion sociale dissertation writing

Sujet :De plus en plus de personnes sont exclues du travail salarié. Ces personnes ressentent un sentiment d’;inutilité sociale et doivent faire face à un temps qui peut paraitre vide.

Comment ces personnes peuvent-elles, selon vous, retrouver leur place dans la société ?

Actuellement, nous rencontrons une période de crise, manifestée par de profonds bouleversements sociaux, économiques, politiques et historiques. C’;est pourquoi, on dit souvent que notre société est malade par ces différents événements. cette société tente de les maîtriser mais elle n’;arrive pas à limiter une certaine exclusion sociale, principalement marquée par une précarité de plus en plus forte et un chômage qui atteint presque 3 millions en France. Sentiment d’;impuissance, sentiment de précarité et malaise sociale sont les maîtres mots de l’;exclusion que cela soit au niveau professionnel ou non-professionnel. Comment peut on passer d’;une exclusion au sein d’;une société à une intégration sociale. D’;une part, il est nécessaire de rappeler les causes et les origines de cette exclusion et d’;autre part, cette exclusion sociale peut être encouragée par un processus d’;intégration au sein de la société même si cette intégration connaît certaines limites.

Tout d’;abord, les origines d’;une certaine exclusion sociale remontent à la crise pétrolière de 1973 et aussi à la suivante en 1979.

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Il faut tout de même rappeler le contexte historique de l’;époque. Apres la Seconde Guerre Mondiale, la France et d’;autres pays européens comme l’;Allemagne, le Royaume-Uni ou la Belgique ont connu un plein essor économique. Cette époque correspond aux Trente Glorieuses, la croissance est excédentaire et le plein-emploi reste de mise. La crise pétrolière de 1973 a mis fin à cette période prospère avec la montée des prix, du baril du pétrole et les industries de métallurgie et de sidérurgie s’;effondrent. Justement les délocalisations et les fermetures d’;usine ont provoqué de plus en plus une exclusion sociale. En 1974, le Premier Ministre de l’;époque, Jacques Chirac crée l’;Agence Nationale Pour l’;Emploi, l’;A.N.P.E. une structure qui accueille et aide les personnes ayant perdus leur emploi. Néanmoins, cette tentative de lutter contre le chômage de masse paraît d’;année en année, vaine. Les différentes mesures, comme le R.M.I. le Revenu Minimum d’;Insertion sous le gouvernement Rocard en 1989, les Contrats Jeunes, avorté sous le gouvernement Balladur puis sous le gouvernement De Villepin (C.P.E.) ont été utilisées pour éviter l’;exclusion sociale et endiguer la montée du chômage.

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J’;ai notamment cette phrase dite par Jacques Chirac, candidat aux élections présidentielles de 1995, non pas mangez des pommes. Mais qu’;en France, il y avait une certaine fracture sociale. Pendant son septennat, il y a l’;instauration des 35 heures qui fête à ce jour ses 15 ans d’;existence et la C.M.U. Couverture Mutuelle Universelle.

Malgré toutes ces mesures politiques et historiques, il faut tout de même rappeler que l’;exclusion du travail salarié peut être limitée par une profonde intégration sociale. Il faut un accompagnement adéquat avec des formations professionnelles suivies suivies afin de supprimer ce sentiment d’;impuissance et de solitude. Par exemple, moi-même je suis dans ce cas de figure. ayant travaillé près de 7 ans en hôtellerie, je suis resté un an au chômage et j’;avais parfois cette impression d’;inutilité a travers la société. J’;ai donc décidé de me reconvertir professionnellement et de découvrir de nouveaux métiers que je connaissais peu et ainsi de me rendre utile. Il faut prendre des initiatives et se renseigner. Malheureusement, Pole Emploi, ex-A.N.P.E. manque parfois d’;informations pour renseigner tel ou tel demandeur d’;emploi. En Belgique, il y a une encadrement plus strict pour la recherche d’;un emploi avec le FOREM le Pole Emploi Belge. Un demandeur d’;emploi a un rendez-vous tous les mois en Belgique alors qu’;en France, c’;est un rendez-vous au moins tous les trois mois et encore. Bien sur un encadrement adéquat reste nécessaire pour éviter toute exclusion sociale et pour éviter un certain assistanat. Cependant, il ne faut pas généraliser mais il ne faut pas non plus négliger ce problème. De plus, on peut remarquer qu’;il y a un problème d’;assimilation sociale au niveau du travail. malgré la loi d’;Intégration des personnes handicapées et d’;Egalité de leur droit votée en 2002, loi qui favorise l’;embauche de travailleurs handicapés au sein d’;une entreprise de plus de 20 salariés, il y a une certaine discrimination. Cette loi reste peu appliquée hélas. De même entre les hommes et les femmes, au niveau professionnel, il y a quelques inégalités sociales. les femmes semblent plus fragiles à une certaine exclusion professionnelle par une inégalité salariale. Elle ont l’;impression parfois de sentir inférieure par rapport à la gente masculine. Enfin, il ne faut pas négliger le fait que l’;exclusion du travail salarié peut se manifester par un mal-être professionnel. Nous avons souvent entendu de taux de suicide dans le milieu du travail. Pour éviter cela, il faut non seulement un accompagnement social, avec de l’;écoute et des services appropriés comme par exemple une assistante sociale mais aussi un accompagnement juridique, avec différentes structures comme la Direction Départementale du Travail ou les Prud’;hommes s’;il y a litiges entre employé et employeur. Le harcèlement moral au travail est toujours d’;actualité et peut engendrer un mal-être et un sous-estime de soi. Ce harcèlement est puni par la loi.

L’;exclusion de personnes semble avant tout un des principaux maux pour notre société. Cette exclusion s’;est accentuée depuis 40 ans si bien que maintenant les personnes ont peur de leur propre avenir. L’;exclusion s’;oppose bien évidemment à une intégration sociale. N’;oublions pas que le milieu professionnel est un milieu qui nous oblige à s’;adapter et à vivre en société. Par ces temps de crise, peut-on parler de sociabilité professionnelle meilleure qu’;une autre ?

Commentaire du correcteur. 13+

  • Travail sérieux, une vraie recherche, cependant certains passages font appel à un peu plus d’;exemples.
  • Bon niveau d’;expression et une vraie maturité dans la réflexion.

Comment peut-on expliquer l’exclusion sociale aujourd’hui ?

Formulation du sujet assez particulière, car il ne s’agit pas d’un débat du type « oui&… mais&… ». Il faut trouver les sources, les facteurs de l’exclusion ; le plan sera « thématique », c’est-à-dire que les deux parties évoqueront deux facteurs différents de l’exclusion, deux aspects différents mais pas opposés.

Accroche : nombreux exemples dans l’actualité. SDF dans la rue, les tentes Quechua installées dans certaines villes par des associations, mais aussi des phénomènes moins spectaculaires comme la solitude des personnes âgées, les chômeurs de longue durée, les galères des jeunes&… Les termes importants du sujet (ici. exclusion sociale) doivent être définis précisément.

Problématique. poser deux ou trois questions, un peu différentes de l’énoncé du sujet. Par ex. Quels facteurs économiques et sociaux brisent la cohésion sociale, et imposent à certains ménages une trajectoire d’exclusion.

Annonce du plan. sous forme de phrase. « Après avoir vu que&… (1ère partie), nous examinerons les facteurs &… (2e partie).

I – L’exclusion sociale est d’abord due à des facteurs économiques, liés en général à l’emploi.

1. Les problèmes d’emploi fragilisent les liens sociaux.

Dans les sociétés modernes, la « solidarité organique » (Durkheim) prédomine, les individus s’intègrant largement à travers leur statut professionnel ; à l’inverse, les chômeurs ont beaucoup plus de risque de connaître la pauvreté que les actifs occupés. (Doc. 6) L’individu qui perd son emploi perd aussi ses compétences et ses relations sociales. il se sent rejeté, inutile (Doc. 1).

La précarité, par la pauvreté qu’elle entraîne, est également nuisible à l’intégration des individus. Les relations familiales en souffrent (Doc. 2). et l’individu qui ne peut gagner sa vie correctement renoncent à de nombreuses activités associatives, amicales, familiales&… (Doc. 3). Serge Paugam parle de « disqualification sociale ». l’individu se sent stigmatisé par les regards de son entourage, et des services sociaux qui l’assistent.

2. Chômage et précarité remettent en cause la protection sociale.

Depuis le XIXe s. les salariés ont obtenu de plus en plus de droits sociaux attachés à l’emploi (système d’assurance, de type bismarckien. assurance-maladie, retraites&…) Mais avec le développement du chômage de masse à partir des années 1970, puis en outre de la précarité dans les années 80, l’« insécurité sociale » (R.Castel) augmente pour les salariés, la « désaffiliation » (R.Castel encore) les menace. Les systèmes d’assurance fondés sur le travail sont fragilisés, laissant souvent la place à des systèmes d’assistance pour les individus pauvres et privés de droits sociaux (RMI, APL, etc.)

La précarité et le chômage répétitif se concentrent sur certaines catégories de la population, qui ne peuvent sortir de la pauvreté même en travaillant (il y a un million de « travailleurs pauvres ») (Doc. 1). d’où un cercle vicieux qui peut mener à l’exclusion. impossibilité de se loger, de consommer, donc surendettement&…

II – L’exclusion sociale est confirmée et aggravée par des facteurs sociaux.

1. Les handicaps sociaux sont cumulatifs.

Les personnes considérées comme exclues ont souvent une très faible qualification. voire des problèmes psychologiques, ce qui rend difficile leur intégration professionnelle, et les enfonce dans un chômage et une pauvreté durables. La moitié des RMIstes le sont encore trois ans plus tard (Doc. 4). Les emplois très précaires et pénibles occasionnent des problèmes de santé ; les logements sont souvent précaires également, et insalubres, et compliquent encore la situation des exclus (ne pas oublier les exemples concrets. hygiène, protection contre le froid, éducation des enfants&…)

Ainsi, les relations familiales, sociales et associatives se dégradent rapidement (Doc. 2). les individus ayant souvent honte de leur situation, et hésitant à demander de l’aide. Leur existence est occupée à la recherche du minimum nécessaire (nourriture, logement&…), ce qui ne leur permet pas de nouer des liens sociaux valorisants et solides.

2. Les familles offrent des protections nécessaires, mais pas toujours suffisantes.

Les familles pauvres n’ont pas disparu, au contraire. la famille est la première des protections sociales, encore faut-il qu’elles soient dans une situation financière et matérielle correcte. Or, depuis les années 60, malgré les progrès dans les logements et l’augmentation générale du niveau de vie, des poches de pauvreté demeurent dans certains quartiers, et dans certaines communautés. Et le taux de pauvreté n’a pas reculé depuis 20 ans. Si un individu, déjà vulnérable, n’a pas une famille pour l’aider, il risque de tomber dans l’exclusion. (Doc. 5).

Les séparations familiales favorisent la solitude et l’exclusion. la famille a connu une désinstitutionnalisation(Doc. 5) – les mariages ne sont plus automatiques, les divorces sont fréquents, l’individu veut être de plus en plus libre (ce qui est normal) mais en paie le prix par une intégration sociale plus fragile. Les familles monoparentales qui en sont issues sont plus pauvres que les familles avec deux conjoints (Doc. 6). les facteurs d’intégration sociale (emploi stable, éducation des enfants, logement correct) sont plus difficiles à assurer pour un parent isolé (souvent des femmes, touchées par la discrimination dans le travail).

Bilan. L’exclusion n’est pas une situation fixe, mais un processus, une trajectoire progressif qui commence souvent par des difficultés financières et des problèmes d’emploi – très répandus de nos jours, même chez certains cadres. Les individus, du fait du chômage et de la précarité, n’ont pas de revenus stables et suffisants, ce qui favorise la rupture des liens familiaux et sociaux. Les problèmes de logement ou de santé ont tendance à se cumuler aux difficultés économiques et familiales. ainsi il est difficile pour un individu qui a connu l’exclusion (ou « disqualification sociale ») d’en sortir.

Ouverture. Nos sociétés n’ont jamais été aussi riches, et pourtant les liens sociaux sont fragilisés et la protection sociale (Sécurité sociale, retraites, chômage&…) est souvent accusée de coûter trop cher ; l’individualisme triomphe et les pauvres sont souvent montrés du doigt alors que pour pouvoir travailler, il faut déjà être intégré et en bonne santé. Ne faudrait-il pas admettre que les individus ne sont pas toujours responsables de leur situation sociale, et envisager des formes de protection minimales et suffisantes pour tous les ménages, afin de ne plus voir de personnes (et parfois des enfants) dormir dans la rue.


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